Le bonheur conditionnel

L'acceptation

L'acceptation ne consite pas à dire: "C'est bien", mais plutôt: "C'est là". Il pleut aujourd'hui, ce n'est une bonne, ni une mauvaise chose; il pleut, simplement. Cette acceptation est un pas crucial vers le bonheur authentique. Si vous vous battez constamment contre ce qui est, et essayez de le changer, vous ne pourrez pas être heureux. Si votre bonheur dépend de ce qui pourrait être, vous ne pourrez pas être heureux. L'acceptation et le lâcher prise, dont nous avons déjà longuement parlé dans de précédents articles, sont deux notions intimement liées. L'une ne va pas sans l'autre. Lorsque vous lâchez prise et réalisez que vous n'avez pas le contrôle sur tout, vous pouvez accepter votre réalité, et enfin prendre la responsabilité de celle-ci.

" Je serais heureux quand..."

On l'a tous déjà dit ou pensé: " Je serais heureux lorsque j'aurais accompli ceci ". En se conditionnant de cette façon, inconsciemment, nous nous refusons l'accès au bonheur. A l'instar de l'amour qui, pour être vrai, ne doit souffrir d'aucune condition, le réel bonheur ne dépend de rien, ni de personne si ce n'est de vous même et de votre capacité à l'acceptation et au lâcher prise. 

Donc au lieu de penser: " Je serais heureux quand j'aurais perdu 10 kilos ", dites plutôt: " Je m'aime tel que je suis, et je suis heureux de ma vie tel qu'elle est " Et je peux vous garantir que c'est à ce moment que vous perdrez vos 10 kilos, et même si cela ne se produit pas, vous ne serez pas déçu puisque vous serez heureux comme vous êtes. 

Le cerveau humain fonctionne comme un ordinateur, si on y installe des programmes peu sûrs, on encourt alors le risque de voir s'installer, avec ces programmes, plusieurs virus, qui finiront par endommager le système et l'ordinateur deviendra alors disfonctionnel. Il faut alors savoir reconnaître ces programmes erronés, les supprimer et les remplacer par d'autres, plus sains. Si pendant des années, j'ai programmé mon cerveau à penser que je ne serais heureux que lorsque j'aurais accompli telle ou telle chose, et que je n'ai toujours pas réalisé cette chose, alors les virus du doute, de la peur et de la frustration s'installent, vous empêchant de fonctionner au maximum de votre potentiel. Il est temps alors, dès aujourd'hui, d'entammer un grand nettoyage de ces mémoires erronnées, et d'installer de nouveaux programmes plus positifs afin d'exploiter nos capacités à 100%. 

La responsabilité

Prendre conscience que l'on est responsable pour les évenements de nos vies est une étape importante. En effet, tant que l'on rejette la responsabilité, de nos échecs et de nos succés, sur quelqu'un ou quelque chose d'autre, alors on est pas vraiment maître de notre bonheur. Il faut savoir que le seul moment de nos vies où l'on est réellement victime, est lorsque nous sommes enfants. Une fois adulte, nous choisissons ce statut de victime, souvent par besoin d'attention ou de tendresse. Bien évidemment, nous ne sommes pas responsable d'évenements traumatiques qui peuvent survenir tel qu'un décès, un agression, etc.. Par contre nous sommes responsable de la façon dont nous allons choisir de gérer l'après.
Pour prendre mon exemple personnel, j'ai récemment connu une perte dans mon entourage proche. Je ne l'ai pas choisis, ça m'est tombé dessus, c'est la vie qui a choisi. Les décisions qui s'en sont suivi, en revanche, sont totalement de mon fait. J'ai choisi de ne pas travailler, de ne pas entretenir ni mon blog, ni ma page professionnelle Instagram. J'ai donc perdu de la clientèle et j'ai aussi perdu des lecteurs. Ce choix est mien, je suis seule responsable de tout cela. Ce n'est pas la faute de mon ami disparu, et ce n'était sûrement pas sa volonté. A partir de là, plusieurs choix s'offrent à moi: Soit, continuer dans ma lancée et risquer de perdre tout ce que j'ai construit. Soit, accepter et avancer. Cela m'aura pris du temps, mais j'ai choisi d'avancer.
Il en est de même dans les relations amoureuses par exemple. Je ne suis pas heureux(se) car mon/ma conjoint(e) m'a fait telle chose, mais je choisis de rester pour X raison. Ce n'est donc pas la faute de mon/ma partenaire si je ne suis pas heureux(se). J'ai fait le choix de rester dans une situation qui me rend malheureux(se), c'est donc ma résponsabilité.

Rappelez-vous, nous avons toujours le choix.

Contrôle ou pas contrôle ?

Ici, vous avez peut être l'impression que j'oppose deux idées. Le fait de lâcher le contrôle, et le fait d'accepter que l'on a le contrôle. Il est essentiel de comprendre que nous ne contrôlons pas les évenements de la vie, en revanche, nous contrôlons tout le reste: Notre façon d'y réagir, nos émotions, nos choix de vie, etc... 

" Mon dieu, donnez moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer, et la sagesse de distinguer les premières des secondes. "

Marc-Aurèle